Inutile mais nécessaire !

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Raaah !!

Je ne peux m’empêcher de vous exposer mes nouveaux achats ! J’en suis tellement fière, ils viennent de changer ma vie (si si si !)

Je suis donc allée cet après midi acheter de quoi refaire une beauté à mon lit ! (cf. l’article précédent pour ceux qui ne l’ont pas lu).
Pour ça je suis allée à Don Quichotte, une de mes chaînes de magasin préféré. C’est une sorte de foire fouille à la japonaise avec toutes les merdes possibles et imaginables (comme un indispensable polochon en forme de torse…) à prix discount. Y’a de tout, des jouets, bouffe, produits de beautés aux bijoux de grandes marques en passant par l’electroménager…
J’y suis déjà allée une ou deux fois depuis mon arrivée pour notamment m’acheter un deuxième matelas (car oui c’était pas cher mais le premier qu’il mon livré devait faire 2cm d’épaisseur et mon dos et moi même ne faisions pas vraiment la différence entre le matelas et le plancher…) ou encore un aspirateur pour la modique somme de même pas 30 euros.

En sortant des cours je décide d’aller à celui qui se trouve le plus près de mon école et regarde vite fait un plan avant d’y aller. Merci google map, c’est fou ce que c’est pratique le fait de pouvoir se balader virtuellement dans le quartier, une fois sur place, on a l’impression d’être déjà venu et on trouve tout de suite.

Je trouve donc de quoi refaire une apparence acceptable à ce qui me sert de couche ! C’est pas excessivement cher et puis surtout c’est dans mes couleurs… Allez on est au Japon donc n’ayons pas peur du kitch, housse couette etc. couleurs panthère noir et rose, et une magnifique couverture rose avec des coeurs. \o/


Choupi comme tout que je vous dit ! Enfin toujours mieux que le jaune canari troué et  brulé…

Le problème c’est que j’ai tourné un peu dans le magasin pour m’acheter un petit peu de bouffe pas chère et… Je suis tombée sur des choses que je n’aurais pas du voir…
Et comme je suis un être faible, que je n’ai pas pu m’empêcher d’acheter !

Pour commencer une casserole rose avec des coeurs…  Admirez :

Oui rigolez, mais sachez que je la trouve tellement choupette qu’elle me donne envie à MOI, miss-repas-tout-prêt, de CUISINER ! Si c’est pas merveilleux ça ?
Et surtout je vais pouvoir me faire ma bouillotte chaque soir ! Car la casserole que j’avais acheté (bon certes, à 1€…) avant était trop petite et je pouvais pas faire bouillir assez d’eau. Cette fois, grâce à cette superbe casserole de princesse, je vais pouvoir préparer ma bouillote peluche !! Ouiiiii !!!

MAIS CE N’EST PAS TOUT !!! TINDIIIINN !!!

Je garde le meilleur pour la fin…
Je tombe sur le rayon des pyjama… Pour le coup, je jette un coup d’oeil. Je n’ai pu en emmener que trois pour venir, dont un seul d’hiver et avoir un deuxième pyjama bien chaud ne serait pas de refus.
Et là… écoutez, j’ai eu le même coup de foudre que pour ma licorne…
Le graal du pyjama se tenait devant moi. Il a été dessiné pour moi, c’est pas possible autrement. J’en ai eu le souffle coupé.

Un pyjama…….grenouillère……..en polaire……..du……(wait for it)……CHAT DE CHESHIRE D’ALICE AUX PAYS DES MERVEILLES !!!

RAAAHHHHHH !!!

RAAAAHHHHHHH !!!

MON DIEUUUUU !!!!!!!!

RAAAAAAAAAAAAAAAAAHH !!!!!

MON CHAT DE CHESCHIRE !!!!!! AAAAAHHHH !!!!

J’ai failli en faire un malaise !!!! 

Evidemment, je n’ai même pas cherché à comprendre qu’il était déjà dans mon panier.

Pinaise, j’ai presque courru jusque chez moi pour me déshabiller et l’enfiler.

Parfait… Juste parfait. Doux, chaud, chou, et surtout à l’image du plus toqué et fourbe des chatons roses… Dieu, faites que ce ne soit pas un rêve. Ce ne peut être vraaai !!!

Enfin soit dit en passant, si mon chat de cheshire a pas spécialement la côte en France et ne l’avait pas vraiment au Japon jusqu’à maintenant, ça commence ! Et je m’inquiète pour mon porte feuille ! J’ai résisté au stylo, à la montre, à la peluche (pour l’instant…), au drap de bain, à l’agenda (…non c’est pas vrai je l’ai acheté… mais ça fait 4 ans que j’achète mon agenda d’Alice, en rose avec mon chat dessus alors… c’est la tradition que voulez vous) mais là le pyjama polaire c’était trop pour moi, ma résistance a des limites.

Mais pour le coup je suis HEU-REUSE. J’en suis presque contente d’avoir cramé ma couette et avoir été obligée d’aller là bas. On ne lutte pas contre son destin.

Bon je vous laisse regarder comme je suis choue !!! Ouiiiii !!!

 N’est ce point merveilleux ??
Et il va s’en dire que j’ai EVIDEMMENT la queue derrière !

Bon voilà, c’est sur ce sentiment d’intense bonheur (comme quoi il m’en faut pas tant que ça) que je retourne vaquer à mes occupations diverses et variées.

Et rien que pour le plaisir… :

« Ooh, mais il n’y a rien à faire. Parce que tout le monde est fou ici… Vous avez peut être remarqué que je n’ai pas toujours toute…ma tête ?! »

Être frileux… à ses risques et périls.

Coucou les gens !

Me revoici après trois petits jours d’absence où j’étais à Osaka. Envie de revoir un peu les gens et profiter pendant que je le peux encore de ma liberté avant que je ne commence à travailler sur Tokyo.

D’ailleurs Tokyo ou Osaka, même combat : ça caille.

Mais ce qui est bizarre au Japon, c’est que niveau température, il est censé faire plus chaud qu’en France, le thermomètre ne va pas même pas en dessous de zéro. Pourtant il a quelque chose d’assez insupportable dans leur hiver. Tout d’abord, le vent glacé… certainement dû au fait que ce soit une île. Mais surtout… surtout le fait qu’il fasse aussi froid à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Il me semble que j’en avais déjà parlé dans mon blog de l’époque d’Osaka (celui où j’ai dû faire l’aumône pour une couverture), mais les maisons/appartements sont terriblement mal isolés. En fait il fait excessivement chaud en été, donc ils construisent leurs maisons de sorte qu’on étouffe pas en juillet/août. Par contre qu’on se les gèle pendant 4 mois en hiver, ça n’a pas l’air de les perturber plus que ça.

Bref, des murs fins, aucun radiateur dans aucune pièce, et juste un peu d’air conditionné dans la chambre.

L’air conditionné c’est parfait en été mais en hiver c’est pas le top. Ca met 15 ans à chauffer (puis surtout ça chauffe que la pièce où elle est installée, alors n’oubliez pas le blouson, le bonnet et les gants quand vous allez vous faire à manger, pisser un bol ou mieux, prendre votre douche…) et puis ça rend l’air très sec, on a vite mal à la gorge, les lèvres desséchées et j’en passe.

Il existe donc au Japon mille et un gadgets pour vous rendre l’hiver plus vivable : le Kotatsu (table basse chauffante), les Kairo (les petits sachets rempli d’une poudre douteuse qui chauffent à mettre dans votre poche) ou encore des espèces de mini radiateurs halogène à roulettes qui consomme à mort et vous donne des notes d’électricité que vous découvrez les mains tremblantes et la larme à l’œil.

Bref, de quoi améliorer le quotidien certes, mais rien que ne vous empêchera de trembler entrant dans le frigidaire qui vous sert de salle de bain ou d’avoir la goutte au nez sous votre propre toit.

Et je trouve ça assez incompréhensible qu’un pays comme le Japon construise des robots capables de faire cours à une classe de lycée mais soit pas foutu de trouver un système pour chauffer correctement une maison et accessoirement les pauvres petits habitants tremblotant à l’intérieur… soit, en d’autres termes, moi.

D’autant plus que je suis frileuse. Et pas dans le sens léger du terme. Je déteste l’hiver, arrivé à certaines températures je n’ai même plus envie de sortir, et je caille tout le temps. Alors imaginez ma tristesse actuelle ! Même en cours je me mets à la place sous l’air conditionné et j’arrive à être frigorifiée, un comble.

Bref.

La dernière fois, je n’avais pas acheté leur petits radiateurs car j’avais déjà des notes d’électricité bien assez spectaculaires comme ça avec l’air conditionné, et avait donc du survivre de bouillotes, pulls et faisage de manche pour obtenir quelques couvertures…

Cette fois mon électricité est comprise dans ce que j’ai payé en arrivant et je n’ai plus rien à repayer, donc comme l’air conditionné ne me suffit pas (d’ailleurs cette m*rde s’éteint au bout de 3h automatiquement, donc si je mets que ça, je me réveille avec un stalactite au nez à 5h du matin) je me suis laissée tenter par leurs petits radiateurs électriques pas chers.

Un bonheur.

Ca consomme, mais au moins ça chauffe. Enfin ça chauffe… faut rester à côté quand même hein, ne rêvez pas en croyant que ça réchauffe Charlie en entier. Et donc, je pose cette petite merveille sur une chaise de façon à ce qu’il soit à ma hauteur quand je suis couchée dans mon lit. Je sens la chaleur qui tape sur mon petit corps glacé, et c’est sur cette intense sensation de paradis terrestre que je m’endors.

Hier soir je reviens d’Osaka. On gèle, j’ai dormi 6h en trois jours (ah bah quand on a que deux jours et demi pour revoir un an de rencontres, on peut pas se permettre de perdre du temps à roupiller, que voulez vous) donc je suis encore plus sensible au froid qu’à l’ordinaire et je rentre chez Charlie resté inoccupé, donc accessoirement pas chauffé une seule fois, depuis 3 jours.

En d’autres termes, l’horreur. \o/

J’ai beau mettre l’air conditionné à 30°C et mon petit radiateur au maximum, horrible chieuse frileuse que je suis, je n’arrive pas à me réchauffer.

Je sais que mon week end mouvementé et nuit blanche n’est pas étranger à ma frilosité poussée et décide donc de dormir tout de suite.

Evidemment une fois dans mon lit, je tremblote et n’arrive pas à réchauffer ce foutu corps.

Je tire sur la chaise où est posé le petit radiateur pour qu’il ne soit plus qu’à quelques centimètres de moi et que je sente bien le chaud en plein visage.

Je sens petit à petit la douce chaleur m’envahir et plonge dans les bras de morphée.

7h, mon réveil sonne.

J’ouvre difficilement les yeux, sous la fatigue voit des espèces de tâches noires autour de moi, louche et me rendors.

Pas de panique, ce n’était que mon alarme de pré-réveil (je suis incapable de me lever du premier coup), il y’en aura d’autres.

7h30, mon iPhone désespère de me voir levée et continue inlassablement de jouer de la harpe (oui…).

Je finis par me réveiller une bonne fois pour toutes et me souviens que j’ai rêvé de tâches noires bizarres.

J’ouvre les yeux.

Ah.

Alors c’était pas un rêve.

Je suis encore trop dans le gaz pour voir ce que c’est, mais il y’en a partout dans mon lit, pyjama et même parterre.

On dirait des miettes… des miettes de feuille de brick… ?
Toutefois je ne me souviens pas avoir cuisine arabe dans mon lit dernierement donc ecarte cette hypothese.
Ça varie de toutes les couleurs d’ailleurs, il y’en a des jaunes, caramel, marron foncés, tout noir… Du papier ?

Et là je vais pour sortir de mon cocon et regarder de plus près mais sens quelque chose de tout dur et tout rêche… qui est pourtant censé être ma couette.

Ah bah, c‘est bien ma couette, oui…

…Complètement cramée.

Pis alors pas qu’un peu, pour le coup c’est pas qu’un petit coup de soleil qu’elle a pris, mais le petit coup d’amour et coup de je t’aime qui va avec. (« mais tu n’es pas làààà, et si je rêve tannnt piiiiis… » oh oui Richard, fais nous rêver…).

Et à côté de mon reste de couette, le coupable qui l’avait pris pour combustible dans mon dos qui se dressait l’air de rien sur sa chaise, l’air innocent : ce fourbe de petit radiateur halogène.

Enfoiré.

Je vous laisse admirer un bout de ma belle couette, qui elle a défaut de moi, n’a pas l’air d’avoir beaucoup souffert du froid cette nuit :

Et on pourrait croire qu’il n’y que la housse qui a cramé, mais non non non, si on regarde à l’intérieur des trous, surpraïïïse !

La couette à l’intérieur est bien attaquée aussi, le coton tout fondu et tout dur…

Sans parler de mon lit, pyjama, cheveux, sol, oreillers et autres couverts de miettes de couette brûlée et de Sonia obligée de passer l’aspirateur à 7h30 du matin la gueule dans l’arrière train.

Bref, moi qui était heureuse qu’on m’ait fournit pour pas cher de quoi dormir quand je suis arrivée au Japon car la literie n’est pas donnée, j’ai plus qu’à aller faire les magasins pour ne pas dormir dans une couette fondue mi-coton, mi-cendre.

Je pense souvent à mon blog et me demande bien ce que je vais pouvoir vous raconter, il m’est déjà arrivé tellement de trucs inclassables que je me dis qu’un jour je finirai bien par n’avoir plus rien de bien pittoresque à vous raconter.

Mais je n’ai pas de quoi m’inquiéter, finalement même quand je dors bien tranquille j’arrive à faire des conneries. Ceci dit j’ai de la chance qu’il n’y ait que la couette qui ait morflé, j’ai pas trop envie de penser au pire car ça fait froid dans le dos, mais j’ai eu de la chance.

La France est réputée pour ses crèmes brûlées. Moi j’invente le concept de la couette brûlée, plus original et plus funky.

Comme quoi au Japon, même être frileux est une aventure.

Mais le plus tragique dans cette histoire, c’est que quand je me suis réveillée emmitouflée dans ma couette magnifiquement brûlée de bout en bout ce matin, et bien j’avais quand même froid.

Retour sur les bancs de l’école…

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Bonjour les gens !

Désolée de ne pas poster, mais comme on peut s’y attendre, la vie au Japon prend son petit rythme et du coup je n’ai pas trop le temps (qui a dit courage ?) de me poser pour bloguer. Surtout quand je suis sur le PC, le temps que j’aille faire un coucou à tout le monde via mails, forums etc. (voilà ce que c’est d’être une geek…) et bien j’ai épuisé mon capital « envie d’être sur le net ».

Car comparé à ma vie en France où le PC est indispensable à ma survie, au Japon il est certes nécessaire mais moins central dans mon petit quotidien, hé oui.

Je vais faire des déçus mais vous n’aurez toujours pas de présentation de Charlie aujourd’hui. Pour la très bonne et très simple raison que je viens de faire ma lessive, que j’ai des habits qui sèchent un peu partout dans l’appart et que je ne peux pas me permettre de vous faire croire que j’habite dans un pressing.
Dooonc, je remets ça à quand ce sera présentable !

Et soit dit en passant je ne comprends rien à ma machine à laver, ce qui me gonfle terriblement…

En attendant (car je sais que ça vous passionne), laissez moi vous parler de ma rentrée des classes et de mon petit quotidien Tokyoïte.

Je suis donc arrivée le mardi 5 janvier et le mercredi 6 à 14h j’avais ma cérémonie de rentrée des classes plus un examen de niveau pour déterminer ma classe.

La cérémonie de rentrée des classes étaient très japonaise. Tous les nouveaux élèves regroupés dans une salle, avec un discours de la présidente de l’école (car oui c’est une femme, les femmes au pouvoir, ouaiiiis !), un discours du vice président (les hommes en sous fiffre, ouaaais) ET, et ça je l’aurais parié, une jikoshôkaï de tout le personnel de l’école.

Laissez-moi vous parler du MERVEILLEUX concept de la Jikoshôkaï.
Ca veut dire littéralement « présentation de soi-même ». Donc on se lève, on se met face à tout le monde et on se présente : nom, prénom, âge, occupation, ce qu’on aime dans la vie, plus un petit mot personnel, son but dans la vie, le mot du jour, bref vous pouvez y ajouter votre petite touche personnelle en rajoutant un truc comme « hier, j’ai mangé une pomme » et vous aurez fait une Jikoshôkaï accomplie.

Evidemment, je déteste ça, et 90% des Japonais aussi.
Et pourtant ces abrut*s se l’infligent dès qu’ils en ont l’occasion. Alors pensez, une cérémonie de pré-rentrée, l’occasion était trop belle. On a donc eu droit à une quarantaine de Jikoshôkaï, mais bon, elles étaient souvent rigolotes (genre le professeur le plus vieux et – sans méchanceté aucune – le plus moche qui se présente comme étant KimuTaku… KimuTaku qui pour les non initiés est une grande star japonaises qui fait craquer les minettes – moi y compris- depuis plus de 15 ans au Japon).

Ca va, c’était encore pas si terrible comme Jikoshôkaï time, j’ai connu pire. J’avoue avoir eu peur qu’ils fassent jikoshôkailler (j’essaie d’introduire ce verbe dans la langue française) toute la salle, en bon Japonais qu’ils sont mais non, ils se sont montrés cléments.
Vous allez me dire qu’ils n’auraient quand même pas fait se présenter une centaine de nouveaux élèves !
Et bien sachez que nos amis Japonais en sont capables !
J’ai encore le souvenir cuisant d’Osaka, quand je faisais partie du club de badminton. Il y’avait eu une journée spéciale pour l’anniversaire du club de badminton de la fac, et toutes les générations des anciens étudiants de mon universités qui avaient fait partie de ce club avaient été invités à venir jouer des matchs avec les étudiants d’aujourd’hui.
On avait donc des sempai âgés de 60 ans qui revenaient à l’université pour jouer avec nous (et croyez moi, ils jouaient mieux que moi… mais vu mes talents sportifs, c’est pas bien difficile me direz vous). Il y’avait plus de 200 personnes ce jour-là.
Et vers la fin de la journée, une fois tous les matchs inter-générations terminés, là où je ne m’y attendais plus du tout… discours du tout premier capitaine du club il y’a 50 ans, discours du capitaine du club d’aujourd’hui et… JIKOSHÔKAÏ !!!
Naïve je me suis dit « Ah ils vont faire ce présenter que les personnes importantes pour le club ! ». Et bah non, les 200 personnes y sont passées et croyez moi ou pas mais ça a duré plus de 2h… 2h, debouts en cercle dans un grand gymnase à regarder tout le monde défiler au milieu du cercle pour nous dire son nom et un bout de sa vie qu’on oublie à peine il a laissé sa place au suivant.
Et on passait des plus anciens aux membres les plus récents, et évidemment le dernier membre arrivé, c’était moi.
J’ai donc été la dernière à passer au milieu de ce cercle immense avec 200 paires d’yeux qui vomissaient l’excès de Jikoshôkaï posés sur moi.

Horribilus.

Non vraiment, c’est un traumatisme. Et déjà que j’aimais pas jikoshôkailler avant, depuis c’est pire.
Mais, merci bien, on a pas eu à tous le faire cette fois là.

Ensuite il y’a eu l’examen de niveau.
Ca ne change rien à notre entrée dans l’école ou non, c’est juste pour définir notre classe car on a pas tous le même niveau de Japonais.
Exemple, la petite espagnole à côté de moi ne causait quasiment pas un mot.
Donc pas vraiment de pression pour l’examen, juste j’espérais réussir assez pour être dans les classes de niveaux élevés, car c’est les cours du matin et on a donc l’après midi de libre. Et aussi parce que dans les niveaux avancés on peut choisir le type de cours qu’on veut suivre alors que les niveaux en dessous tout est imposé.
Et j’ai eu ce que je voulais puisque je suis dans une classe de niveau 6, qui correspond (pour ceux qui connaissent) à la préparation au 1kyu.
Et ça tombe bien, puisque le 1kyu je compte le tenter au mois de Juillet.

Qu’est-ce que le 1kyu… C’est un test de niveau de langue (comme le TOEIC en anglais par exemple) de japonais, souvent (quasiment à chaque fois) demandé quand on veut travailler au Japon. Il y’a 5 niveau, ca va du 5kyu (niveau le plus facile) au 1kyu (niveau le plus dur). Et donc, comme j’ai eu le 2kyu y’a deux ans, il est temps que je me bouge les fesses pour tenter le 1.
D’ailleurs je vais le tenter cette année, soit l’année de la réforme et où paraît-il, ils ont augmenté le niveau demandé.
Chuper !
Mais bon, si je l’ai ce sera que du bonus. Et puisque j’ai pris un cours spécial à la préparation du 1kyu (et sa réforme, lol), y’a pas de raison…

BREF, tout ça pour dire que je suis à la classe 6 qui correspond à un niveau entre 2kyu et 1kyu et qu’il y’a 11 classes en tout… Ce qui veut dire que les classes 7 à 11 forment un public qui ont un niveau au dessus du 1kyu… Autant vous dire que quand vous êtes diplômés de la classe 11 vous tatouillez méchamment en Japonais… Car déjà moi qui suis considérée comme bilingue, je suis à peine à la moitié du parcours…!
Enfin en tous les cas ça fait plaisir, ça veut dire que je me suis pas inscrite ici pour rien et que oui, ils ont des choses à m’apprendre (d’autant plus qu’ils proposent d’autres cours que des cours de langues donc je ne fais pas que ça non plus).

Et donc, j’ai réussi à être dans les classes au-delà du niveau intermédiaires donc j’ai eu ce que je voulais, tous mes cours sont concentrés le matin !
Je finis mes cours tous les jours à 12h40… Si CA c’est pas la belle vie, alors je ne sais pas ce que c’est !
J’ajouterai toutefois au passage qu’avoir les cours le matin m’offre un deuxième avantage ! Celui de vivre le vrai Rush Hour Tokyoïte, avec gars de la sécurités qui régulent les entrées dans les rames et nous poussent pour pouvoir fermer la porte s‘il le faut, la buée provoquée par la chaleur humaine qui fait qu’on peut même pas voir l’intérieur du train tellement y’a de monde et les gens collés les uns contre les autres, le nez écrasé contre la vitre.
Très exotique… il faut que je vous fasse une vidéo à l’occasion.

Le lendemain du test, j’ai eu une réunion de pré-rentrée où ils nous exposaient les règles de l’école et tout ce qui va avec.
Rien de bien transcendant en soi, juste l’importance de bien aller en cours car à partir de moins de 80% de présence l’immigration commençait à faire la gueule et demander des comptes et moins de 60% de présence, l’école devait nous expulser et prévenir l’immigration qu’on réside au Japon illégalement !
Et bien c’est joyeux tout ça !
Après bon, je paye pas une école des 1000 et des 100 pour sécher donc je ne me sens pas spécialement concernée.
De plus, j’aimerais bien essayer d’obtenir une de leurs bourses (qu’on peut obtenir à la fin de chaque trimestre selon notes, présence en classe et autres) donc il faut que je fasse ma sérieuse. *sort ses lunettes cul de bouteille et ses boutons sur le visage*
On nous a aussi fait un topo sur les démarches administratives (assurances, tout ça) et bien sur pour travailler à côté des cours, car notre visa nous donne l’autorisation de travailler jusqu’à 20h par semaines.
On peut faire tout ce qu’on veut à part travailler dans les Pachino (jeux d’argent avec des billes bruyant et qui ne sert strictement à rien) ou dans les Host Club.
Ca tombe bien, je comptais pas particulièrement me prostituer ou travailler dans des établissements régis par les Yakuza (quoique ça gagne bien, certes…. )

Et enfin le vendredi les cours ont déjà commencé.
Bon là par contre on a eu droit à la Jikoshôkaï de rigueur mais même si je DETESTE ça, à 15 ça reste vivable… (mais je suis quand même toute rouge, mal au ventre et tout ça…)
Seulement quatre heures de cours chaque matin du lundi au vendredi (soit 20h par semaine, ce qui revient au même qu’une semaine de cours à la fac) avec deux heures de grammaires et deux heures d’option qu’on a choisi. Et une pause à chaque heure de 5min pour couper. Pour moi qui ait encore les soporifiques cours de 3h d’affilée de linguistique Japonaise de notre chère Sh*mam*ri Sensei, ça passe vraiment tout seul et on arrive vite à 12h40, l’heure de rentrer chez soi ou de profiter de Tokyo et de tous ses vices.

Par contre on a plein de petits tests tout au long du trimestre (en plus de l’examen final pour savoir si on peut passer à la classe suivante ou non) et ça commencent déjà car j’ai déjà un petit exam vendredi matin… Punaise ils sont au taquet quand même… Mais bon, je pense aux 100 000 yens de bourses et je me dis que ça vaut bien de réviser régulièrement.

Les profs sont supers sympa mais SURTOUT, très drôles. Une éternité que j’avais pas ris comme ça en cours, je savais même plus que ça pouvait exister tiens. Et on glande pas pour autant, car pareil ça faisait bien longtemps que j’avais pas tant appris en une semaine.
Les profs sont des vrais gentils quoi, ça se sent qu’ils ne font pas leur boulot parce qu’ils sont payés pour, mais tout simplement parce que ça leur plaît. Du coup, très bonne ambiance et le temps passe vite.

Je me souviens encore de Tsugawa-sensei à Osaka qui s’était mis à courir en sens inverse pour ne pas avoir à nous dire bonjour ou discuter avec nous quand Raph et moi allions pour le saluer à la sortie de l‘université… (un grand moment de ma vie ça aussi, anthologique)

Bref, rien à redire sur l’école… si ce n’est que je me sens un peu seule pendant les cours.
Tous les européens ou autres n’ont pas un niveau de langue aussi avancés et sont tous dans les classes de japonais débutants ou presque.
Donc je suis la seule visage pâle au milieu de nos amis Coréens et Chinois.
Ce qui en un sens est flatteur. Je me souviens encore une fois quand j’étais arrivée à Osaka, je regardais tous les Coréens et Chinois qui avaient un super niveau alors que moi je galérais en cours et n’arrivait pas du tout à suivre.
Ben voilà, aujourd’hui je suis parmi eux… Kioul.
Juste le truc c’est que je suis ISOLEE, un truc de fou.
Parce qu’ils restent entre eux, et que moi j’arrive en cours d’année donc ils se connaissent déjà tous.
Ils sont pas méchants mais disons qu’ils me disent bonjour quand j’arrive en classe mais après je n’existe plus.
Je suppose que si je veux être amie avec eux il va falloir que ce soit moi qui me bouge le cul, mais dès que les cours finissent ils se retrouvent et rigolent en masse à des histoires qui ont l’air très drôles mais qui sont racontées… EN CHINOIS ou COREEN.
Donc bref, du coup c’est pas tip top pour s’incruster dans la conversation…
Moi qui arrête pas de dire que je veux apprendre le coréen, si je veux une vie sociale dans cette école, je crois que c’est le moment de m’y mettre.
Anyong Hasseyo…

Enfin j’ai senti une ouverture avec une Taiwanaise ce matin, je vais voir dans les prochains jours si sur un malentendu je pourrais conclure. (Jean-Claude Dusse, si tu nous écoutes…)

Voili voilu. J’ajouterai que l’école est située dans un quartier sympatoche et qu’il y’a un immense passage piéton avant d’aller à la rue qui mène au bâtiment. Et qu’à ce foutu passage piéton il y’a… la musique de film d’horreur. Raah.
Bon seuls ceux qui ont vécus (ou sont restés assez longtemps pour tomber dessus) au Japon comprendront de quoi je parle. Y’a toujours des petites musiques ou des petites sonneries, pour prévenir les aveugles que c’est vert et qu’on peut traverser. Et elle dure tout le long du feu.
Et y’en a une donc, c’est une musique trop glauque… La première fois que je l’ai entendu, il faisait nuit et j’étais à un passage piétons dans une petite ville où y’a rien… ET BAH JE FAISAIS PAS MA FIERE.
Et donc, Ô Joie, j’ai l’occasion d’entendre cette charmante marche funèbre tous les matins quand je traverse.

Bon désolée pour ce post long sans photo et pas très passionnant, de plus comme je suis crevée je vais poster sans me relire ce qui promet de belles fautes mais bon… Je ferai mieux la prochaine fois !

Bisous à tous les loulou o//

Message pour ne rien dire !

      3 commentaires sur Message pour ne rien dire !

ou presque !

Juste pour dire qu’apparemment j’ai le net dans ma chambre ! Enfin je ne suis pas censée l’avoir en fait, comme c’est le week end (et que demain c’est férié au Japon) je n’ai pas encore reçu leur lettre de mise en route.
Mais j’ai trafiqué les fils et j’ai branché le câble LAN directement au PC sans passer par leur boite noire bizarre, et ça marchait ! YEAH !
Enfin me tarde de recevoir leur lettre quand même car le câble est court donc je peux pas trop bouger si c’est mon ordinateur qui est branché et non pas le truc noir.

Bref j’y comprends que dalle ! Mais ça marche, c’est le principal non ?

Ici il est déjà 22h, j’ai plein de mails en retard, plus vos commentaires à répondre tout ça tout ça, donc je vais déjà commencer par répondre aux gens et je bloguerai demain vous faire un topo sur ma petite vie !

Bisous les gens !

Je suis une bille??

      7 commentaires sur Je suis une bille??

Je sais que vous attendez tous de nouveaux posts,?mes réponses a vos superbes commentaires et des photos dy mystérieux Charlie mais je suis dans le regret de vous annoncer que mon généreux voisin ne partage plus sa connexion !
Enfin, il n’y est certainement pour rien mais mon ordinateur a décidé du jour au lendemain que la connexion était trop faible DONC qu’il ne pouvait pas se connecter.

Et comme je suis con (d’ou le titre de mon post) je n’avais pas compris la manœuvre pour déclencher internet chez moi. Oui, j’avais un formulaire a remplir sur une chaîne de ma télé (oui…) qui vérifiait que j’étais bien Sonia F. Et maintenant que je viens de comprendre que je devais faire mon inscription via ma télé et que c’est fait, il faut que j’attende qu’ils m’envoient mes codes. Et moi qui attendais mes codes dans le vent depuis mardi ! Tss tss

Resultat, moi qui aurais du avoir internet fin de semaine, je ne l’aurai surement pas avant semaine prochaine.

Mais comme je suis une gentille, je paye 30min de Net Cafe pour vous prévenir !

Donc ben… patientez encore un peu, le temps que j’ai le net pour de bon !

Bisous a tous et a toutes !

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